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Re€u Wilton, Ие 23 F6vrier 1821.

Du 8 F6vrier 1821. Paris.

J'ai soufert pendant trois semaines d'un rhumatisme, qui

de l'6paule monta аи со] et se jeta sur la machoire. Оп а

employ6 tous les rembdes connus qui soulagent les таих

аи d6pens de la vie; rien п'а fait efet, et• ипе fois les те-

mbdes de c6t6, је те suis senti mieux. J'ai le dos, les браи-

les et le col 6corch6s, et il те reste encore ипе ennure

la јоие droite. Jamais hiver п'а 6t6 plus malsain, et оп

dirait que le tems тёте dans се pays п'а рад le sens сот-

тип. Il gble les nuits, et par ип beau soleil le brouillard

continue. J'ai bien devin6 que le malheur du р-се Castel-

cicala vous donnerait du chagrin, d'autant plus violent que

vous n'dtes pas ici роит le partager. Ayant perdu ип Els,

ils se sont vus pendant quelques jours sur le point de

perdre les deux autres, dont l'un peine convalescent, et

l'autre atterr6 par la mort du frbre, se sont retrouv6s at-

taqu6s de Та тёте ma1adie. Le prince а fait fermer sa porte

tout le monde, s'6tant mis еп t6te que cette maladie

6tait contagieuse. ll п'у а qu'une semaine qu'il sort. Је l'ai

manqu6 deux fois chez lui, et hier il est venu chez moi

pendant que је dormais, n'ayant рад ferm6 1'oeil de la nuit.

1l у а toujours ипе sdrie de malheurs qui se succbdent, et оп

dirait que l'un engendre l'autre. Le prince Castelcicala aurait

bien ри еп etre pr6serv6; mais је пе sais comment cela

se fait: les honnetes gens sont plus pers6cut6s par le

sort que les coquins, qui se procurent les jouissances de

la vie, еп sacrifiant principes, devoirs, l'honneur ее les

vertus.