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12.
S-t P6tersbourg, mars le 30-те 1788.
Моп cher comte.
La nouvelle que votre excellence vient de те fairc part
dans sa lettre de 7 (18) de courant nous jette dans le plus
grand embarras. Le d'Angleterre agit та) vis-h-vis
de nous assur6ment еп cela, qu'ils ont tant tardd de d6fendre
les bAtiments de leur nation de s'engager dans notre service.
Mais ils faut avouer aussi, que nous avons manqu6 de notre
c0t6 pour n'avoir pas nous nous expliqub d6ji longtems avec
la соит de Londres й се sujet.
Dans le premier projet que j'ai pr6sent6 de l'exp6dition аи
mois d'octobre j'ai (crit. „Pendant notre dernibre guerre, la
Porte 0ttomane s'est plaign6 аи ministre d'Angleterre, de се
que les batiments anglais 6taient permis d'apporter des troupes
et des munitions de guerre contre еих, pour leurs ennemis,
contrairement аих usages de toutes les puissances neutres.
Et pr6sent la cour de Londres s'avise d'observer ипе
neutralit6 parfaite; peut4tre elle пе permettra pas ses
batiments de transporter nos troupes; les batiments des autres
nations maritimes dtaient fort malpropres роит le transport
des soldats, et il 6tait тёте craindre, qu'ils пе risqueront
pas romprc leur paix ачес les 6tats barbaresques еп
prQtant leurs batiments de porter des troupes contre les
Turcs, et il faut s'arranger avec la cour de Londres сп avance
sur cette afaire, pour prendre des mesures n6cessaires еп
cas de пе voulait pas alors тёте soupgonner ип