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не признаеть, чтобы строгости, противь пойщиковъ употреб—
ляемыя, могли полезны быть хотя въ ма.тЬйшей и могли
бы послужить кь борющихся съ голодною смертью
въ числ%, прышающемъ народа.
Janvier 1823.
La famine qui d6sole la majeure partie de la Russie Blanche
et quelques du gouvernement de Smolensk prend ип са-
ractbre plus afligeant, que l'on пе croit.
D6ji trois r6coltes cons6cutives ont manqu6. La tres grande
majorit6 des propri6taires sont absolument hors d'6tat d'acheter
pain роит leurs paysants; ces malheureux abandonnent leurs
foyers pour se trainer vers les villes, ой l'insufisance des se-
cours qu'on est еп 6tat de leur donner пе sert qtl'h prolonger
leur mis6rable existence que pendant quelques jours.
Les routes, les chemins sont couverts de malheureu.x еп
haillons. qui, arriv6s enfin dans les villes, sont, autant que cela
est osible, abrit6s et nourris d'un ри de pain sec, се qui
aprbs ип јейпе de plusieurs jours, les pr6cipite аи tombeau. La
mortalit6 est si grande que l'on n'ose ici la d6crire; c,ependant
l'on tache de cacher t.oute l'6tendue des m*lheurs qui aTigent
ces provinces, et оп traite les paysants de vagatmds.
Оп accuse les propri6taires de terres d'avoir n6glig6 les
moyens propres parer аих malheurs, dont les pauvres• рау-
sants sont acnab16s: mais que dira-t-on роит just.i6er les cham-
bres de fnances, lorsqu'on peut. aNlrer que les paysants de la
couronne sont dans ип 6tat plus aTigeant?
Quand оп songe qu'une• population de plus de deux millions
doit etre encore nourrie pendant sept mois jusqu'i la rbcolte,
quand оп songe аих bnormes moyens que cela exige. аи реи
не выдерживаеть критики по своимъ моти-
вамъ: какъ евреи, такъ и Отечественная война не составляли осо-
бенностеп одной