— 151 —
chef tis-honnete et galant homme, le comte Tolstoy. Ils
s'embarquent pour la Pom6ranie Su6doise; је d6sire do tout
топ coeur que cela r6ussisse et qu'ils reviennent couverts de
gloire et de lauriers.
Оп parle ici du d6part de l'Empereur; је пе sais ni
pourquoi il part, је fais seulement des voeux pour son retour,
саг оп dit que les princes пе font pas toujours beaucoup de
bien quand ils font la guerre еп personne. Оп dit aussi que
partout ой l'arm6e marche elle fait des ravages inours. Les
soldats se r6jouissent de пе devoir plus exercer tous les jours
depuis le matin jusqu'au soir et voient la guerre сотте ип
tems de repos. quand оп la fait dans l'intention de se reposer,
је. пе crois pas qu'elle ait alors beaucoup d'activit6. J'ai oubli6
de vous r6pondre la r6flexion que vous faites dans votre
lettre pour justifier Greig de la complaisance qu'il а еие
c6der ses droits, рас zble. Је crois que par plus grand zble
оп пе devrait jamais se laisser priver de ses droits et
sTumilier par cons6quent; car dbs qu'un chef supporte ипе
hamiliation, il est impossible que tout le corps п'еп soufre. La
preuve еп est que d'abord aprbs son arriv6e, les oficiers de
la marine se sont adress6s Anrep pour des afaires du
service purement de la flotte. Greig s'est fAch6, et l'Empereur
l'a r6primand6, parce qu'on fait toujours moins de cas de сеих
qai trouvent des raisons pour se laisser abaisser, que de сеих
qui se d6cident d'abord prendre leur parti. Pardonnez-moi
cette franchise et cette longue lettre, qui doit vous ennuyer еп
parlant de marine d'un bout l'autre. Ма t@te est remplie de
vaisseaux jusqtA се qu'ils soient partis, et је пе puis parler