— 162 —
роит prouver аих voyageurs de cette nation que si leurs cour-
ses dans notre immense pays пе peuvent Etre ni aussi ад6-
ables ni aussi instructives чие celles que nous faisons chez еих,
nous les dgalons аи moins еп attentions et soins чие nous
sommes pr@ts leur t6moigner. Еп parlant de voyageurs, је пе
puis omettre de vous parler de celui qui а voyag6 avec le
plus de fruit, qui par lh s'est fait remarquer partout il а
pass6 et qui, aprbs avoir 6td t6moin des scbnes les plus intd-
ressantes sous le rapport d'agrbmens сотте d'horreurs, а la
douce consolation de retourner dans sa patrie avec des та-
tdriaux abondamment rassemb16s qu'il lui apporte et qu'elle
saura sans doute employer avec utilit6. ll est le porteur de
cette lettre, се qui те fait d'autant plus de plaisir que, чи
l'impatience avec laquelle il attend le moment il pourra
remplir le premier de ses voeux, celui de voler vers vous
dbs qu'il touchera fAngleterre, је trouverais diftcaement ипе
voie plus exp6ditive et plus sare чие celle-ci. ll pourra vous
donner des nouvelles bien rdcentes de l'int6rieur de la Russie,
surtout du c6t6 de la Mer Noire. C'est ип plaisir d'entendre
de lui се qu'il у а de ressources chez nous; c'est ипе d6sola-
tion de penser l'usage qu'on еп fait, ои plut6t qu'on п'еп
fait pas. Il у а des provinces qui feraient des royaumes, поп
pas par leur 6tendue seulement, mais dont ипе bonne admi-
nistration ferait fleurir et prospbrer sous tous les rapports.
Personne п'а plus de droits que m-r Smith de те dispenser
d'entrer dans les ddtails, que nous пе connaissons que sur le
papier ои par la bouche des autres; il а beaucoup vu et
fl6chi се qu'il а vu. Је пе dirai point qu'on пе lui suppose