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Sceau, Ие 21 octobre 1822.
La description que vous те faites de l'6tat dans leqnel
vous avez trouvd та chbre soeur й votre retour еп Angleterre
est des plus touchantes. Ј'еп savais plus que vous dans le
tems, et j'btais d'autant plus сти chaque fois que vous veniez
•те voir que vous paraissiez moins vous douter du danger
qu'elle avait couru et auquel elle se trouvait епсоге expos6e.
Оп а trbs-bien fait de cacher votre coeur ип 6tat aussi
efrayant; vous 6tiez ип реи souTrant vous-m6me, et ипе
pareille nouvelle aurait ри produire sur vous ип trbs-facheux
eTet. Maintenant que l'orage est conjur6 et que vous avez ип
accroissement de bonheur c616brer, il faut oublier les
tribulations pass6es et vous livrer la joie et la gaiet6. Је
suis sar que rien пе soutient la sant6 сотте la gaiett је
т'еп apergois par moi-m6me et par d'autres. J'ai vu des
maladies et des souTrances insupportables se dissiper par
тоуеп. Мав аи milieu de l'abondance de tout се qui est bon
et utile, l'Angleterre manque de cet ingr6dient, et il faut le
chercher ailleurs. Vous avez tout се qu'il vous faut pour le
bonheur parfait, mais cet 6tat n'emp6che pas le spleen: la
sati6t6 le donne тёте quelquefois. ll пе sufit pas de n'avoir
rien d6sirer: c'est ипе pl6nitude qui laisse ип vide. Il faut
rire, se distraire, entendre dire des b6tises et voir faire da
farces et des folies. Се r6gime-lh il faut venir le chercher ici.
Aussit0t чие i'ai теси votre lettre, j'ai 6t6 voir le сАе
Rastoptcnine. Је l'ai trouv6 bien, et il т'а dit чие Gall пи
pas son m6decin, mais qu'il avait ип certain Mark, qui, се