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Le 20 f6vrier 1805. St.-P6tersbourg.

Је пе puis pas laisser partir m-r Tatistchev, qui veut avoir

[а complaisance de se charger de cette lettre, sans vous expri-

тег combien j'euvie le sort de tous сеих qui vont du c0t6 de

Ioscou et peuvent etre dans le cas de vous prdsenter leurs

hommages. Allant son poste, monsieur Tatistchev а еи [а

politesse de те venir voir роит nous pntendre sur diWrents

objets qui par la suite du tems et des 6v6nements pourraient

regarder nos forces navales dans ces parages. Nous avons fort

agr6abletnent termin6 notre entretien еп parlant beaucoup de

vous, et moi surtout des bont6s que vous avez роит moi. Il

nous est arriv6 ces jours-ci ип courrier d'Angleterre qui т'а

apportb ипе longue lettre de топ pbre. Il у avait sept huit

mois que је n'ai pas еи de lettres de lui, et cela те tenait,

је vous a.voue, monsieur le comte, dans ип (tat de suspens

et d'incertitude tRs-tourmentant; саг је commencais croire

tout-de-bon qu'il allait changer envers moi, et еп etTet је trouve

par sa lettre чие si Buonaparte пе s'6tait point fait empereur

et que је пе m'eusse d6clar6 еп cons6quence touA-fait contre

lui, j'aurais еи de la peine conserver son amitid. А pr6sent,

Dieu rnerci, tout rentre dans sa plyce: les Francais ont ип

empereur сотте ils le mbrite,nt, et moi је c,onserve l'amiti6

de сеих qui personne аи monde пе peut etre plus attach6

ni plus d6vou6. c'est vous et monsieur votre frbre. Il те

parle de Michinka dans sa lettre; il suppose, et certainement

il пе se trompe pas, чие је le regarde сотте топ frbre. Еп

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Архивъ Кназа Воронцова XIX.