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se voyant si inopindment abandonnd й ses propres ressources,
il se trouveroit dans la position la plus critique. J'ai donc
repr6sent6 mylord В. de la manibre la plus forte la siiuation
aTreuse et ddsesp6r6e de cette arm6e s'il refusoit toute espbc,e
de secours, et је pressai surtout l'article des munitions, sans
quoi il seroit impossible й l'anndo do se soutenir. J'eus аи
moins la consolation de trouver еп mylord В. ипе personne
qui entendoit raison et qui то tranquillisa sur l'article des
munitions. C6toit ип grand point de дадпб. Mais с.е qui пе
cesse pas de m'inqui6ter, c'est quc si l'amiral continue d'avan-
cer, il arrivera sur les c0tes dans ипе saison ой la navigation
de l'Adriatique est реи praticable, et ой il sera diTcile de lni
porter le реи do secours qu'on pourroit lui donner.
Tout се qui est arrivd et tout се qui pourroit encore arriver
doit, је crains, 6tre attribu6 la suite des arrangemens tardifs.
Је пе puis pas pourtant abandonner toute esp6rance de voir
arriver encore de l'Angleterre les pouvoirs ndcessaires mylord
W. Bentinck non-seulement pour accorder cette arm6e toat
dont elle aura besoin, mais aussi d'en augmenter le nombre par
toutes ses troupes disponibles, afin de пе pas perdre ипе si
favorable et peut-0tre la dernibre occasion de sauver les
nations opprim6es du joug tyrannique dc la France.