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Da F6vrier (1820). Pari8.

La nouvelle de l'assassinat du duc de Berry пе devait раз

vons 6tonner. Је пе concevais pas depuis longtems comment

il пе ве trouvait pas des milliers de sc616rats port6s аи

crime par la licence, la d6pravation, l'irr61igion, la haine et

la faiblesso du gouvernement. Toutes les lois, l'efet de l'opi-

nion, la folie des ultras, la sc6l6ratesse des chefs, des lib6-

raux et le personnel du ministbre empaquet6 dans le seul

individu de m-r Decazes, tout devait porter А croire qu'on

tenterait par ип meurtre 6clatant monter les tetes, di- •

riger les corps et faire tomber ипе dynastie qui п'а pour

elle que le triste droit de la l6gitlmit6.. Је dis triste, car il

n'attire чие la malveillance, 'dans ип pays ой chacun veut

0tre l'arbitre du sort des autres et accaparer еп тёте temps

la• puissance et la richesse. Il 6tait trbs naturel чие l'on

tentat d'assassiner ип des Bourbons,—lorsque sous leur rbgne

la police laisse pendant six semaines se promener impun6-

ment les piqueurs et des centaines de personnes, дие

l'on fait revenir tous les bannis et r6gicides, et que les jour-

паих traitent le roi d'imb6cile et les ministres de conspi-

rateurs. La conduite royale n'est рад exempte de bl'me. Le

lendemain du meurtre de son neveu, оп а cru pronter de

l'6v6nement et faire passer trois lois, toujours dans la supposi-

tion que le Franqais est g6nbreux et sensible аих malheurs.

Ils n'ont pas senti que l'6poque actuelle 6tait l'interr&gne

de 1а rbvolution, l'intervalle entre la premibre et la seconde.

L'efet de l'assassinat а produit de l'efroi dans l'Ame du roi,

de la consternation dans les princes, de Та stupeur dans les