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Du 15 (27) Avril, 1820. PariB.

Pour savoir par vous-meme се qui peut vous attrister, је

vais bient6t те mettre еп route pour vous joindre, et је

compte quitter Paris le 15 du mois prochain, аи plus tard.

J'6cris notre bon ami, m-r Smirnow, pour те loner ип lo-

gement modeste et т'еп donner avis топ d6barquement

Douvres. Le comte Michel т'а 6crit ипе longue lettre, ой il

те d6taille tout се qui lui est arriv6; le s6jour de P6ters-

bourg lui а 6t6 d6sagr6able, aussi d6sire-t-il le quitter

la premibre possibilit6 de veyager аи printems. П а arrang6

le service selon вев d6sirs, et il est pr6sumer qu'il vous

reverra аи mois d'A00t ои de Septembre.

Оп se chamaille beaucoup la Chambre des D6put6s, mais

cela пе produira rien, tant que l'on n'aura рад des millions

prodiguer роит soulever le peuple, qui oubliera tout се

qu'il а soufert dbs qu'il verra l'argent, divinit6 tut61aire du

Franqais. Le goMvernement dans ва position ressemble ип

enfant plac6 entre la b6tise et la folie. Les ultras imagln6nt

des conspirations роит efrayer le roi, qui пе peut pas еп-

core B'accoutumer avoir peur. Le c-te d'Artois, раг fai-

blesse, prete son пот аих men6es de ses alentours. Оп уа

faire partir се pauvre duc d'Angou16me pour Lyon et Gre-

noble, sans que l'on sache pourquoi. Les lib6raux, ayant 6t6

toujours еп minorit6, ont perdu le sang-froid qu'ils avaient

gard6, battent la сатрадпе et diminuent de cr6dit еп s'eTor-

qant de ramener la discussion аих formes de la Convention

Nationale. Les chefs pensants de се parti se contentent de di-

riger les cr6atures qu'ils ont fourr6es dans la Chambre des