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Re€u Londreg le 20 Jaillet 1820.
Du 13 Juillet 1820. Paris.
Depuis la lettre que yous m'avez 6crite le jonr de топ d6-
part de Londres, је• n'ai pas еи de vos nouvelles, autrement
que раг l'abb6 du prince Castelcicala, que је rencontre аих
Thuilleries. Саг, pour le prince lui-meme, оп пе peut jamais
le trouver chez lui: il а sa politique, ses Bourbons et ва си-
riosit6 satisfaire, et j'ai charg6 ип de ses fils de lui dire
que si jamais il а besoin de те dire quelque chose, il
ait la bont6 d'aller Douvres, ой је lui donne rendez-vous.
Сотте d'aprbs les gazettes le couronnement du roi d'Angle-
terre parait etre dif6r6, је suppose que vous devez 6tre
Wilton, ой је vous d6sire ип meilleur tems qu'ici: il est
tout-h-fait nationalis6 et passe du froid аи chaud avec la
тёте facilit6 que les hommes du royalisme аи lib6ralisme.
Les messieurs du c0t6 gauche ont ип реи d'inqui6tude sur
la suppression de la Chambre des D6put6s; la suite de quoi,
l'inviolabilit6 de leur caractbre cessant, quelques uns pour-
raient bien 6tre emprisonn6s, еп yertu dn pouvoir discr6-
tionnaire accord6 аих ministres. Mais, й еп juger d'aprbs l'a-
gitation, l'aigreur, les intrigues et l'animosit6 des deux partis,
је doute fort que la nouvelle loi des 61ections procure аи
gouvernement ипе Chambre des D6put6s meilleure que l'ac-
tuelle. Les partis se bornent atteindre ип but bien бпопсб:
les ultras r6tablir les parlements, les lib6raux—une соп-
vention, et уоив verrez, la fin de cette аппбе, recommencer