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Londres, le 8 0ctobre п. в. 1817.

J'ai mille remerchnents vous faire, топ bon ami, роит

la lettre que vous m'avez 6crite d'Ems, et mille pardons

vous demander d'avoir tard6 vous r6pondre. Је voulais vous

savoir Paris роит vous adresser plus snrement се que j'ai

й vous 6crire. Се n'est чие le lendemain du jour de [а poste

que j'ai appris, par ипе lettre de Michel du 17 du mois pas-

s6, que vous etes arriy6 се тёте jour Paris, qu'il vous а

vu, qu'il allait dfner avec vous chez V6ry et combien il те-

grette d'@tre 0blig6 absolument de partir le тёте jour роит

son quartier-g6n6ral, cause de la revue de son corps de

troupes que le duc de Wellington devait faire еп реи de jours,

аи point qu'il evait peine le temps de s'y pr6parer.

Је vous f61icite, топ bon ami, sur la satisfaction que vous

avez еие de voir toute votre famille r6unie, et j'aurais joui

plus complbtement de votre bonheur, si vous пе m'aviez ајои-

t6 que votre fls afn6 n'est pas bien de sant6 et que, sans

avoir la poitrine faible, il а pourtant la respiration courte et

дёпбе. Si cela пе provient рад d'un mal аих poumons, cela

indique du moins quelque dbrangement dans la membrane

appe16e pleura ои dans quelque autre muscle qui l'avoi-

sine, ои dans la trach6e-artbre. Enfn c'est ипе chose qu'on

пе peut n6g1iger et qui пе peut etre bien соппие que par ип

m6decin qui soit еп тёте temps ип trbs-habile anatomiste. Је

пе sais s'il у еп а de tels Paris; mais si votre ami, le

docteur Gall, а 6tudi6 autant les autres parties du corpg hu-

main qu'il l'a fait avec la cervelle, il pourra etre celui qui

ferait le plus de bien votre fls, auquel је m'int6resse parce

qu'il est votre fls et parce чие j'ai entendu parler de son

esprit et, се qui est mieux encore, de son 616vation d'Rme,

sans laquelle l'esprit n'est rien. C'est cette 616vation d'Ame

qui est si rare chez nous, cause de la forme do notre дои-

vernement et de la pitoyable bducation que des pbres, qui по

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