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plus d'efet, s'il aurait еи plus d'informations; mais que
s'6tant епдадб de revenir sans cesse sur cette matibre
il а cru que је pourrais .lui donner des informations
utiles. Је lui communiquais tout се que је savais sur
l'importance de notre commerce роит се pays-ci, et је
lui ai prouvb que les fausset6s avanc6es par m-r Pitt
аи sujet du commerce de la Pologne, сотте pouvant
suppl6er аи nOtre, sont destitu6es de tout fondement.
Је lui ai ajout6 que је lui enverrai le lendemain ип
n6gociant qui connait cette matibre аи fond.
Се qui est remarquable dans cette entrevue est се
qu'il те dit аи sujet des mesures actuelles de l'admi-
nistration. Le voici mot mot: „Deux ои trois jours
(m'a-t-il dit) avant le message du roi dans les deux
chambres је fus averti qu'on allait prendre des mesu-
res violentes роит complaire аих importunit6s de la
Prusse, et quoique је voyais que cela serait trbs-dom-
mageable l'Angleterre, је пе pr6voyais pas qne la
nation serait sit0t 6clair6e sur ses vrais int6r6ts. Је
crus que le ministre pourrait аи commencement l'in-
duire еп erreur; j'ai propos6 mylord Beauchamp ип
pari de 50 guin6es qu'il у aurait guerre. Mais pr6-
sent que је vois toute la nation enflamm6e contre le
ministre, d6saprouvant hautement sa fatale mesure, је
parierai та t@te, qu'il n'osera jamais commencer la
guerre. M-r Pitt а trop d'esprit et de jugement роит
пе pas voir l'heure qu'il est que la guerre est abso-
lument impopulaire et que s'il la соттепсе еп dQit
du sentiment unanime de la nation, il est imman-
quablement renvers6, et il а trop d'attachement pour sa
place pour пе pas se retirer de cette fausse mesure.
Је suis donc persuad6 qu'il 6crira Berlin qu'on в'а