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ont assailli le Gouvernement avec ипе telle rapidit6 qn'il croit,

avant tout, de son devoir de retracer les renseignement qu'il а

puises diff6rentes sources tant sur la manibre dont а соттепсё

се mouvement inattendu, que sur les suites qu'il а entrain6es.

Depuis plus de trois semaines, circulaient les bruits vagaes

d'une fermentation interdite, et l'autoritb militaire avait pris ses

mesures pour que toute la garnison, prate аи moindre signal, ftt

r6unie sur divers points de la Ville, айп Це garantir les princi-

раих btablissements, et de maintenir la tranquillitb, si elle se

trouvait тепасёе.

D'une autre part, l'on etre sur la trace d'un complot,

dont le rapport avait bt6 fait аи Souverain; et plusieurs personnes

arretees 6taient soumises ипе enquete, айп d'@tre conduites,

d'aprbs les lois, devant le tribunal auquel les soumettraient les

с11еЬ d'accusations fournis par cette instruction prbliminaire.

Tout соир, le lundi 29 Novembre entre 7 et 8 heures du soir

ипе petite troupe d'hommes armes force l'entree du Palais Belv6-

dbre; elle pr6cipitB dans les appartemens intbrieurs, s'y porte

de d6plorables excbs, et marche criante sur la ville, que par-

couraient d'autres hommes. Bient6t les tMtres, les rues

retentisent des cris: «аих armes Polonais! les troupes russes

bgorgent nos frbres!» Ces mots volent de bouche; le peuple cherche

des armes; le soldat, qai de par le tambour, vient se rbunir аих

portes qui lui sont assignbes; les cris la trahison redoublent,

et paraissent аи peuple etre justi6bs, puisqu'on dit que les troupes

polonaises seules n'ont point de cartouches *. Tandis que les uns

courent ап сатр роит s'en procurer, d'autres se postent

l'arsenal, dont ils s'emparent sans r6sistance. Alors, fusils, sabres,

bayonnettes, pistolets sont jet6s аи peuple, le dbsordre augmente;

* Оп а appris ensuite que quelques r6gimens seuls n'avaient point de

cartouches; autres еп avaient 10 раг homme: les rbgimens russes еп avaient