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r6ussir rien, d'etre employ6 й, quelque chose d'heureux, (196-
viter les humiliations, dont оп nous assomme, que le d6coura-
gement est dans топ соеит, et que је soupire apres ип реи de
fortune, le repos et ипе vie tranquille hors de Russie, ой топ
goflt, топ ambition, tout enfn те portait et ой j'aurais servi
toujours тёте la France r6tablie. Mais, m-r l'ambassadeur,
except6 les Шуваловъ, les Михайла Голицынъ, Дивовъ, Долго-
Куракинъ et deux ои trois autres, је пе puis vous rendre
les d6g01its, .les malhonn6tet6s, les rebufades, dont nous avons
6t6 1'objet; sans l'imp6rieuse loi de l'honneur роит mes dettes
је пе serais jamais rest6, et rien пе pourra m'expliquer, сот-
ment Richelieu у а tenu! Et cependant, nous sommes т. deux
seuls, qui ayons m6rit6 ,l'indulgence de la nation, car оп disait
еп parlant de 110US: „Ah! ces deux-l[i, c'est dif6rent; оп пе peut
leur rien rapprocher". AinSi jugez de la position des autres! Оп
est revenu nous, quand l'Imp6ratrice nous а donn6 ипе тат-
que de faveur et lorsqu'elle а dit, qu'elle voulait que nous fus-
sions toujours les seuls distingu6s. Mais се retour п'а fait que
uous r6volter davantage, et quoique m-r Morkow ait dit, que
nous пе devions pas 6tre inquiets de notre sort, cependant j'ai
le coeur si profond6ment ulc6r6 de се que j'ai 6prouv6, et sur-
tout l'horrible histoire du кавалеръ де Сансе, que је suis ici,
је vous le dis franchement, avec d6gotit et chagrin. Је servirai
par honneur et роит S. М. seule, mais certainement pas avec
enthousiasme роит la nation сотте autrefois. Du reste, оп esp6-
rait, que 110US n'aurions jamais de r6giments; оп те l'a dit ро-
sitivement P6tersbourg, et nous serons l'objet d'une nouvelle
conjuration, si nous еп avons, et moins de nous faire ип af-
front et de nous chasser du service, nous пе pouvons pas пе
pas avoir ceux-ci l'avancement de nos brigadiers. D'ailleurs
се sont les r6giments du mar6chal Roumiantzew, et il nous а
trait6s d'une manibre, dont v6ritablement је suis encore honteux
et 6tonn6.
Votre frOre Јеап 1), dont la sant6 n'est• pas bonne, qui vient
d'avoir ипе forte maladie, qui а еи trois attaques de mal
de poitrine, qui craint се climat-ci et veut aller аих еаих, т'а
propos6 de те c6der sur le champ le r6giment. Је l'ai pri6
d'attendre ип ап; cette 6poque је balancerai peut-&tre encore,
сат quoique се soit ипе superbe existence, је crains la chancel-
1) Эта часть письма въ извлече1йи и въ русском•ь перевохЬ напечатана
во П-мъ том'ђ, стр. 22. Б.