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је ш'оссире les mettre еп ordre. N'ayant pas l'habitude de
се travail, j'ai encore le malheur поп seulement de пе pas
trouver ici de r6dacteurs, mais pas тёте de copistes intelli-
gcns et sars, tels qu'ils devraient l'0tre pour ип pareil ouvrage.
А mesure que j'avancerai cependant, је ticherai de vous еп-
voyer quelques feuilles роит avoir votre approbation.
Le tableau que vous faites de la situation dc nos armbcs
et des relations avec le cabinet d'Autric.he est aussi juste
qu'admirable. Vous connaissez bien la politiquc faiblo et tor-
tueuse de cette соиг, mais nos n6gociateurs de cotnvtoir sont
bien loin de connaitre се secret; је les ai vus dans ипе parfaite
s6curit6 P6tersbourg sur le langage que leur tenait le mi-
nistre autrichien, tandis que son maTtre 6tait оссирб соп-
clure ип traitb d'alliance ofensive et dbfensive avec la France.
Dans се moment cependant toutes les circonstances nous sont
tellement favorables que, quant аи danger physique, il пе peut
pas еп exister роит nous. Роит notre dignit6 politique, elle est
entibrement й bas. Еп nous avangant au-deli de l'Elbe, nous
nous sommes mis la merci des Autrichiens. Toute l'Europo а
vu que sans еих nous 6tions perdus et que се пе pouvait 6tre
que le d6nuement total de tonte combinaison politique et mili-
taire, guid6 par la prdsomption, qui а ри nous placer dans cet
6tat. Les Polonais derribre nous, аи milieu des places fortes de
l'enoemi, adoss6s ипе grande puissance neutre et тёте
incertaine, et ип ennemi sup6rieur devant soi, voili la belle
position оћ nous nous sommes mis. Sans lc concours extraor- •
dinaire et fortuit des causcs favorables, toute notre arm6e btait
perdue.