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Florence, le 6 octobre. 1816.
Si la lettre que је vous ai adress6e de Spa vous est
parvenue, elle vous aura appris que j'ai quitt6 cet endroit avec
ип rhume et ипе .flbvre que j'ai promen6s jusqu'i Chamb6ry.
Le mauvais tems, qui т'а aussi ассотрадпб jusqu'en Savoie,
а 6t6 cause que је пе те suis arr0t6 que trbs-peu de moments
par ci par lh, раг autant par curiosit6 que роит те reposer.
Les principaux points sur lesquels j'ai cru devoir fixer ип реи
d'attention commencent depuis Basle; jusque lh j'ai suivi la rive
gauche du Rhin jusqu'i Manheim sans m'arreter, те contentant
d'admirer les beaut6s que la nature et les arts paisibles de
l'agriculture ofraient й тев уеих. А Manheim j'ai travers6 le
Rhin, et те retrouvant alors dans le pays quc j'avais vu dans
le tems de та f61icit6, је l'ai pass6 les уеих ferm6s et humides.
Dbs топ entr6e еп Suisse је m'attendais trouver quantit6
de choses qui, еп m'occupant agr6ablemenL m'auraient distrait
de тев id6es lugubres. Моп attente п'а cependant 6tb satis-
faite qu'en trbs-petite partie. Le pays ofre, il est vrai, de jolies
vues, tous les paysages, les gccidens de la nature que l'ima-
gination la plus f6conde pourrait se cr6er, mais c'6tait реи
de chose роит moi; n'6tant ni pobte, ni peintre, топ imagina-
tion est bient6t satisfaite sous се rapport. Се qu'il m'importait
de voir et de connattre, c'6taient les moeurs, les usages, la
manibre d'6tre d'un peuple dont оп а tant vant6 les principes
et les sentimens. Је croyais trouver d'abord, еп entrant dans
ип pays qui croit pouvoir s'honorer du titre de pays libre, des