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Се 2 septembre 1815.
M-r Smirnov se trouvant Tunbridge-Wells, heureusement
pour moi, а retir6 la lettre que vous avez еи la bont6 do
m'6crire, et је suis еп possession d'elle се matin. Veuillez
agrder mes remercfmens de la part que vous prencz
tout се qui m'est relatif. C'est de vous que j'ai toujours
recu les adoucissemens les plus salutaires, c'est par vous aussi
que tout се qui а l'air de m'6tre favorable acquiert de la valeur
mes уеих. C'est par des motifs pareils que j'ai 6t6 touch6
des paroles que vous avez extraites de la lettre de m-r P016tika
qui contient des expressions flatteuses pour moi. J'ai toujours
trouv6 beaucoup plus de d6tracteurs que de gens qui eussent
voulu tol6rer та conduite, et је suis accoutumb m6priser
leur clabaudage autant que les choses dont ils croient quel-
quefois mTonorer. D'ailleurs, comment pourrait-on 0tre indif6-
rent leurs d6chiremens, si l'on пе l'6tait de тёте leurs
caresses? Оп пе se r40uit que des choses dont la privation
ferait de la peine, et voili pourquoi се n'est qu'en confondant
ces soi-disantes faveurs avec се qui est vraiment estimable
pour moi qu'elles peuvent еп acqu6rir du prix. C'est се qu'il
fallait d6montrer, п'еп d6plaise та chbre soeur.
Је crois сотте vous que m-r Pol6tika se trompe sur l'6tat de
la France, quoiqu'il m'ait дадпб ипе guin6e par la chute de
Nap0160n. Il те semble qu'il п'у а rien redouter de la
France pour les autres pays. C'est ип empire illusoire qui se
d6truira soi-meme, quoique l'on fasse. Si les alli6s 6taient тёте