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Spa, 24 aoat 1816.

De Bruxelles је suis arriv6 Spa il у а trois semaines, топ

cher pbre. C'dtait le soir, j'avais grand app6tit, et топ premier

soin fut de commander ип souper, le second de faire chercher

le mddecin qui administre les еаих de Spa. Dans ипе minute

il arrive. Que votre pouls est faible, monsieur!—Je п'еп suis

pas btonnd, је n'ai rien тапдб depuis топ ddjeuner.—0h поп,

пе vient pas de cela; vous avoz besoin de vous fortifier.—

Cependant voilh 50 ans que j'ai toujours еи le тоте pouls et,

qui plus est, је те suis bien port6.—C'est fort extraordinaire:

vous ferez bien cependant de vous fortifier. Је reviendrai demain

matin avant que vous soyez lev6, pour voir votre langue et

sentir votre haleine.—Moi, је lajsserai la porte ouverte, afn

que vous puissiez entrer sans obstacle. Bonsoir, monsieur.

J'avais ип app(tit d6vorant, le souper 6tait excellent, et је пе

l'ai point тёпадб; sur cela је те suis couch6 et је passai ипе

trbs-bonne nuit. А 5 heures et demie топ docteur arrive. Votre

langue est ип реи charg6e, votre haleine n'est pas tout-Hait

bonne, et c'est 6tonnant сотте votre pouls est petiL ll faut

prendre de la rhubarbe.—Monsieur, је пе prends jamais de

drogues.—Pouvez-vous avaler des potion

ои ипе tisane.—Eh bien, је vous enverrai trois pilales.—Ne

serait-il pas possible de т'еп dispensert—Monsieur, c'est la

rbgle: il fant se prdparer avant de commencer boire les

еаих.—Је те d6chaTne plus que jamais contre les drogues et

j'axale les pilules. Le lendemain, deux verres d'eau de 5 onces