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de votre amour mutuel, seraient soign6s, et que vous шбидем
vos jours atin de les consacrer l'6ducation de ces chers ев-
fants. Је n'aurais jamais cru que vous пе fussiez рав ев 6tat
de supporter ип malheur, quelque grand qu'il soiL Il est hon-
teux vous de d6sirer la mort: c'est ипе lachet6 de пе savoir
pas supporter la vie, surtout quand ип devoir sacr6 vous impose
l'obliga'ion de vous conserver, les voeux de votre Гетте, се
que vous devez sa m6moire et се que vous devez vos еп-
fants. Soyez hotnme, сотте vous l'6tiez autrefois, et accoutu-
mez-vous supporter les d6crets irr6vocables de la Providence
avez cette r6signation digni06e qui convient ип homme.
Је пе m6rite pas, ni та 0lle поп plus, les remerctments чие
vous nous faites pour l'int6r6t que nous prenons vos enfants.
Nous sommes amis de leur pbre, nous l'6tions de leur d6funte
тёте, ainsi ces enfants nous sont chers. Cest notre devoir et
c'est notre inclination que de les aimer.
C'est еп cons6quence de cette amiti6 qui existe entre поив
et qui est fond6e sur ипе estime rbciproque, que quoiqu'il у а
5 semaines que је sais que Michel sert sous vos ordres, је пе
vous ai pas pri6 d'avoir de l'amiti6 pour lui et de lui Etre [а-
vorable; car је sais que vous l'aimez pour lui-m6me, pour sa
soeur, pour son pbre, et qu'il n'est pas besoin auprbs de vous
de recommandation de personne.
Mais је suis гасЬ6 pour lui, pour le service et pour
тёте, que vous avez demande{ quitter le commandement de
l'arm6e qui vous а 6t6 сопПёе. Је crois que c'est par ехсЬ de
sensibilit6 que vous l'avez fait. Vous avez appris qu'il у avait
des gens qui vous blAmaient d'avoir laiss6 passer la B6r6sina
Bonaparte, qui 6tait quatre ои cinq fois plus fort que voaB