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J'ai vu hier le g-l H6douville, qui 6tait venu chez

moi pour те parler de toute cette histoire. Quoique

је n'aie pas encore regu des ordres de l'Empereur re-

lafvement cette scbne, j'ai cru пе devoir pas cacher

се ministre l'6tonnement que cela а dt те causer,

et tout се qu'il у а еи d'irr6gulier et de реи conve-

nable relativement аих 6gards dus la Russie. Ј'у ai

ajout6 qu'ayant 6t6 еп connaissance depuis longtems

avec la diplomatie, c'6tait ипе chose bien neuve pour

moi que cette manibre de s'expliquer publiquement, оп

peut le dire la face de toute l'Europe, puisque tous

les repr6sentans des autres 6tats s'y sont trouv6s; que

si cette manibre de traiter les afaires continuait еп

France, il те semble qu'il у aurait de l'inconv6nient

тёте у envoyer des ministres, puisqu'on se сот-

promettrait gratuitement et les exposerait еих des

d6sagr6mens. Је пе veux pas vous ennuyer par de

plus longs d6tails de tout се que j'ai dit cette осса-

sion, mais је pense n'avoir pas besoin de vous assu-

rer que је n'ai pas manqu6 de rendre justice vos

sentimens, ainsi qu'b vos principes pour le maintien de

la bonne intelligence entre la Russie et la France, sur

le pied qu'elle peut et doit subsister entre deux 6tats

pnissans et 6galement ind6pendans l'un de l'autre,

l'Empereur ainsi que son ministbre ayant еи tout lieu

d'@tre contents de la conduite que vous avez tenue

Paris.

Le memejour que le g-l H6douville а 6t6 chez moi,

il а 6t6 la grande parade qui а lieu ordinairement

tous les dimanches. L'Empereur, ind6pendamment des

6gards qu'il croit devoir observer vis-bvis les mini-

s&es des grandes puissances, 6tant personnellement

content du g-l H6douville, l'a toujours distingu6; mai8