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douzaine de secr6tairbs et d'6crixains des plus mauvais. $ai
tach6 d'abr6ger la quantit6 de papier que l'on barbouillait tous
les jours et j'ai fait des augmentations de traitement й tous
сеих qui m'ont 6t6 recommand6s pour les meilleurs. J'ai attrape'
quantit6 de voleurs, dont les plus fameux sont ип oommissaire
qui а vol6 huit mille куль de farine, ип mar6chal qui а vol6
haches qu'on а trouv6es chez lui, ип maftre-menuisier
qui recevait 370 r. par mois et ип poud de farine par jour
de сеих qui travaillaient sous sa direction. Enfin, les dilapida-
tions, lB gaspillage ont pass6 outre tout се que l'on pourrait
s'imaginer, le d6sordre est parvenu son сотые, et il те
semble qu'h l'exemple de tous les pays du monde, qui еп
descendant сотте еп s'61evant vers la perfection ont toujours
ttouv6 enfin des limites аи delh desquelles ils пе pouvaient
plus aller, notre pays, arriv6 la limite du mal et de la
corruption presque gbn6rale, peut4tre doit-il se relever сотте
il est arriv6 аих autres. Ме trouvant dans la situation assez
d6sagr6able de devoir supporter le tort que l'on fait la chose
publique ои de faire le malheur d'une grande quantit6 d'indivi-
dus, j'ai tach6 d'observer rigidement tous les avantages de la
premibrc еп m6nageant autant que possible les pauvres et
misdrables individus, qui souvent sont nuisibles par ignorancn
et par ип usage g6n6ralement reyu et rarement reconnu poar
vicieux. J'ai donc partag6 mes hommes еп trois classes, savoir:
les mbchants et paresseux, les bonnes gens, mais vieux ои
incapables par d'autres causes qui пе ddpendent pas d'eux, et
les bons. Les -premiers sont cong6di6s sans aucunes fac,0BS, les
seconds recoivent des pensions, et les troisibmos restent et sont
r6compens6s autant qu'il est possible de le faire dans l'6tat