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Le 30 octobre v. s. 1803. St.-P6tersbourg.

Ayant la la suite d'un refroidissement, је пе pourrai

pas m'6tendre sur quantit6 de choses que је d6sirerais vous

communiquer; mais је пе puis pas те dispenser de faire еп

реи de mots топ apologie sur la conduite que j'ai tenue

l'6gard de nos jeunes gens destin6s 6tre envoy6s еп France

et de m-r Бутаковъ, qui est all6 remplacer ип de nos oTciers

еп Angleterre. Quelque lQre que puisse 6tre votre d6sappro-

bation de mes actions, elle те tiendra toujours plus coeur

que les plus graves reproches de presque tout се qui peut те

juger ici, l'excepiion d'une autre personne й laquelle vous

m'avez сопП6. Pour revenir la justification, qui sera fondde

sur l'extrait d'une de vos lettres m-r votre frbre, је dois vous

dire que jamais се п'а 6t6 топ intention de proposer й

l'Empereur d'envoyer des jeunes gens pour apprendre la pratique

de la marine dans ип pays les vaisseaux n'osent pas sortir

de leurs ports; mais vous conviendrez cependant qu'il n'est

pas inutile d'avoir des personnes qui soient t6moins de l'6tat

faible de leur marine aciuelle et qui s'instruisent des causes

qui l'ont produit, et qui voyent la manibre dont оп travaille

sa r60rganisation. C'est ипе id6e qui m'est venue аи moment

que је parlais l'Empereur d'envoyer des cadets еп Angleterre

et lorsqu'il те dit qu'il faudrait еп envoyer autant еп France.

J'ai choisi les plus grands et qui par cons6quent, avec plus

d'intelligence et de principes, seront plus capables de s'occuper

de la partie administrative de la marine et sont moins faits