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de toutes les marchandises, qui souvent furent suivis ои de
r6primande ои d'explication. 1)'abord, М. s'avisa de r6pondre
verbalement l'Empereur sur les questions et 6claircissements
qui lui furent demand6s рас la chancellerie, toujours аи пот
de S. М, car је n'ai jamais 6crit autrement. Vous verrez
dans la copie З се qu'il regut роит cet essay. •J'ai
joint ici trois de ces 6dits qui ont le plus bless6 son
amour-propre et dont le dernier а port6 le соир de grace. Lc
З est remarquable surtout par son origine. L'Empereur
avait ordonn6 qu'on lui envoye les m6moires de l'amiraut6.
Оп пе pouvait pas d6sob6ir entibrement, mais оп prit la r6-
solution de les faire aussi incohdrents et embroui116s qu'il est
possible. Tout cela пе leur а pas fait du bien; et c'6tait vrai-
ment le тоуеп le plus eTicace роит d6voiler le d6sordre
qui r6gnait sous lu protection du miaistre. Bient0t le bruit
courut еп ville que Cronstadt manquait de provisions, que la
disette 6tait si grande qu'on se battait pour les provisions qui
leur arrivaient еп petite quantit6 de P6tersbourg. Enfin lB mal
devint si 6clatant que [е Coll6ge тёте s'en aperc,ut, quoiqu'il
est toujours le dernier reconnattre ses fautes. C'6tait ипо
n6gligence si 6vidente, si inouIe, que Mordv. пе voulut pas que
son administration еп f0t la premibre d6cor6e. Еп homme dc
t6te, il prit d'abord son parti, qui est de tromper l'Empereur.
Pour cela il fallait cacher [е passage dans le m6moire, сот-
те vous le verrez par •le З. Sans pr6venir le Coll6ge, lui
et le кригсъ-коммисаръ contractbrent 20,0 куљ 9 т.
chacun et les exp6dibrent Cronstadt. Еп attendant, le grand
danger 6tait d6jh pass6. Les habitansde Cronstadt, aprbs avoir
6t6 ип mois entier аи rdgime, !irent arriver les barques rem-