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Faites ag6er, је vous prie, mes trbs-sincbres hommages

ме la соттв. Је suis оп пе peut plus sensible la part

qu'elle а prise la maladie de та femme. ll faut certaine-

ment avoir le coeur et l'ame aussi tendres et d'une sensibi-

lit6 aussi raTn6e que la sienne pour juger de l'btendue de la

consternation dont j'ai 6t6 p6n6tr6 аи moment j'achevais

la lettre de cette сћгте femme, 6crite m-lle. La lettre

6tait соттепсбе la veille, elle (tait parfaitement bien, et le

lendemain elle 6tait presque sans mouvement dans son lit

et eut besoin de rassembler ses forces pour те dire qu'elle

avajt pr6par6 ипе l6ttre son amie, mais qui n'6tait pas

tott*-fait айеубе, qu'elle те priait de la et de l'envoyer.

Је l'aohevai et l'envoyai—. La seule crainte que j'ai, les

seuls malhears que је redoutB, sont оеих qui peuvent m'ar-

river de Сб eOt*, et се sont aussi les seuls que је prie la

Providence de vouloir bien m'6pargner.

Vous m'avez parl6 de Michel d'une manibre qni nfa ех-

tr6mement touch6. J'ai vu par тв уеих combien il est sen-

sible et combien d'amiti6 il а pour nous. Avec tout cela nous

nous voyons trbrarement, et је voudrais de tout топ coeur

pouvoir lui etre utile, mais il у а beaucoup .de choses qui

tendent поид s6parer. П а ип grand nombre de parents,

tous des gens du grand monde et riches; nous, аи contraire,

nons n'avons presque аисипе liaison, vivons dans l'bloignement

da tumulte, avec beauooup de r6servg sous toos les rapports;

поад поив contentons des joaissanoes que l'on trouve аи sein

de la famille, et c'ost de uniquement que d6pend топ

сотое топ malheur. Si notre cher Michel pouvait

avoir des motnents il voudrait se plaire parmi nous, ј'еп