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Le 24 пом. У. s. 1804. St.-P6tebrsourg.
quelque juste que soit le reproche que vous те faites dans la
lettre que vous m'avez fait 1' honneur de m'6crire раг le prince
Tcherkassky, је пе veux cependant pas croire que vous ayez
douw ип moment de l'afection inviolable et tendre que j'ai pour
vous. ll п'у acertainement pas d'6v6nement qui puisse у appor-
ter le plus petit changement, pas тёте votre froideur pour moi,
pas тёте le changement d'opinion que vous pourriez faire sur
топ compte. Le bien que vous m'avez fait, et que j'ai toujours
pr6sent mes уеих, doit 6tre le plus sar garant. Il пе sera pas
diTcile de deviner que c'est de та femme qu'il est question:
c'est le seul bien que j'ai, que је vous dois еп grande partie, qui
те rend la vie douce et те console de tout le reste. Pour revenir
аи voyage de l'6t6 passd, је dois vous dire que notrc arriv6e sur
la 00te du Danemark а 6t6 aussi impr6vue pour moi que pour
notre ami m-r Lizak6vitch, qui а iufiniment contribu6 nous
rendre le s6jour agr6able. Aussi l'accueil amical qu'il nous а fait
а 6t6 senti dans toute sa force, et nous n'avions regretter que
la trop grande prudence de се bon vieillard, qui п'а pas voulu
se laisser persuader do nous faire ипе visite sur le vaisseaa;
c'eat 6t6 ипе journ6e agrbable de plus pour поив. J'ai appris
ип plaisir extr6me que la consid6ration dont il jouissait Со
penhague est g6n6rale; оп а pour lui dans cette capitale des sen-
timens qui ressemblent сеих que les Anglais ont pour vous.
C'est ипе v6rit6 que је tiens et des Danois m6mes et de tous
сеих de nos officiers qui se sont trouvds Copenhague cet 616.