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d'emission; or ип tel empr.unt n'est pas rationnel, car dans les deux

cas les conditions пе sont pas les memes. Mais еп admettant тете

des conditions analogues il faudrait. pour d€terminer la normale

tenir compte du caractere national. ой le pouple n't st pas sujet

аих paniques et пе perd pas la tete dans les moments difrciles, la

reserve d'une banque peut etre bien moins importante que la ой

ипе impressionnable s•elance la moindre alarme аих

guichets роит retirer ses apports. је pense que mes compatriotes

n'ont pas ces dispositions аих paniques et que par consequent la

proportion entre le capital de circulation et les dep6ts peut etre

plus de 1 : 5, condition pourtant que l'institution n'ait pas perdu

la confance du public. Une fois la confiance perdue, ces propor-

tions тете strictement gardees пе sauraient la d€fendre contre la

faillite.

Maintenant que nous connaissons les ressources des soci6tes

de credit mutuel, examinons la nature de leurs operations. La plus

importante est l'escompte des billets ordre. endosses d'une signa-

ture et des billets ordre sans endossement. Dans се dernier cas

le papier doit etre garanti soit par ипе propriete mobiliere, soit

par des marchandises. Dans la societe de credit mutuel de kiev qui

pendant longtemps eut роит president М. N. Ch. Воипдиё, ancien mi-

nistre des finances, et autrefois professeur d'economie politique la

faculte de kiev, l'escompte des soloveksels (de billets й ordre), да-

rantis par des immeubles оссире la premi&e place, et atteint le

chifre de 12 millions de roubles. Ensuite viennent les prets sur les

valeurs de credit garanties ои поп par Cette operation atteint

des proportions considerables dans les villes ой se trouvent des

Bourses, telles que Petersbourg, Moscou, 0dessa, kiev, Varsovie,

Riga, etc.; elle est аи contraire nulle dans les petites villes qui еп

sont d€pourvues.

Веаисоир de societes font des prets sur marchandises; mais оп

comprend que ces operations n'ont lieu que dans les grands сеп-

tres industriels et commerciaux qui sont relativement реи nombreux.

Еп revanche dans les comptes des 19 soci6t6s de credit mutuel se

trouvent mentionnes des prets sur bijoux. Ceci s•explique par le

fait que jusqu'h ces derniers temps il пе se trouvait de mont-de-

piete que dans les capitales, aussi rusure etait-elle fort repandue.

La loi qui fxait le taux de l'interet etait tr&s facilement eludee et

пе garantissait nullement lqs necessiteux; l'abolition de cette loi п'а

еи аисипе influence sur l'€levation du taux de l'interet; elle а аи