145
celle de ses Pais hereditoires, le sisteme permanent de la
Maison d'Autriche trou veroit sans doute le тоуеп d'efec-
tuer dans ипе seconde generation, се qu'elle n'auroit peut
etre fait qu'ebaucher dans celle с). Оп peut prononcer que
le jour ой la Соит de Vienne aura reuni toute ва puis•
sance dans ип тёте arrondissement, cet avantage lni don'
пета les moyens les plus attentatoires а la haute conside•
ration dont la France jouit tant еп Europe qu'en Allemagne.
IlY а dans PEmpire ипе habitude de crainte de la
Cour Imperia1e, qui sera bient0t chang6e еп respect ех-
clusif pour elle, dbs qu'on пе verra plus, entre la France
ее les Pais hereditoires, dcg Etats asses considerables ропт
ofrir ип premier rempart contre les entreprises autrichien•
nes, ее des Puissances asses dignes d'inter6t роит animer
еп leur faveur celles qui ont le droit de veiller аи repos
general. que dans ип espace de tems tres court,
quand оп porte son соир d'oeil sur les calculs qui doivent
etre si diferens eutre la vie des hommes et la dur6e des
Empires, j'avance, dis-je, que si la Maison d'Autriche рат-
vient аи but actuel, de la reunion de за puissance, ип
siecle пе sera рад ecou16, que la Conronue 1mperiale et
tous leg avantages deviendront ип propre acquis, de та-
nibre qu'elle n'aura plus besoin du concours d'aucune autre
volont6.
Si сев aperyus dict6s par 1е zele, le respect et l'amour
le plu8 pur роит le Roi, ainsi que роит la g]oire de Sa
paroissent do quelque poids аих уеих de Sa
Majest6 et Де Son conseil ,
Геп conclurai qu'il est de la
р1И8 grande importance, avant de rien articuler de positif
виг le sentiment du Roi dans cette serieuse afaire, de mar-
cher la sonde а la main, аи milieu de tous сев inter6ts
diferens, agit6s, heurt6s, et froiss6s par Pechange que ГВт-
pereur desire. Sous сев raports le• Roi de Prusse est sans
doute le Prince qu'il поив importe le plus de menager,
de congulter, d'ecouter. Nous пе pouvons bien certainement