la derni&re afaire; qu'elle n'etait composbe que de h&ros, que nous

irois nous avions fait de bien belles actions aussi, que notre аппёе

пе demandait pas mieux que de recommencer tout de suite apr&s la

bataille, mais que les Autrichiens пе l'ont pas voulu et que, pour nous

еп emp&cher, ils avaient conclu ип armistice notre insu; qu'enfn ces

Autrichiens 6taient de vrais traitres vendus А К France, et que nous

n'avons perdu la bataille que parce qu'ils еп avaient communiqub le

plan аих Franqais et que toute leur аппёе avait tout de suite passe

аих Frangais. Il fallait aussi des victimes, des coupables :

c'6tait le

comte Rasoumowski qui n'avait pas assez sond6 l'esprit public еп

engageant la соит de Vienne se d6clarer contre les Franqais; il пе

mdritait pas moins que d'&tre renvoy6 ignominieusement; ensuite venait

Vinzingerode, qui 6tait ип vrai traitre, qui avait abus6 de la confance

de l'Emperetr et qui 6tait peut-&tre celui qui avait communiqu&

Bonaparte le plan de la bataille. Que pouvait-on faire moins avec

ип pareil homme que de l'enfermer h la forteresse? Aussi disait-on

qu'il у 6tait ddjh et сотте nous 6tions arriv6s 8 jours apr&s l'Empereur,

се qui donnait du temps penser, ипе bonne partie du public avait

јидё propos de nous loger aussi quelque part aupr&s de lui.

Mais се qui те frappait le plus, c'6tait la rage que tout le monde

eprouvait contre l'Autriche; il fallait lui 6ter la Galicie, la Hongrie, епбп

la d6pecer.

Il п'у а pas jusqu'h la plus sage de toutes les femmes, la comtesse

Stroganof, qui n'ait 6te d'une injustice criante: elle пе voulait plus

recevoir аисип autrichien chez elle. Nous avons еи, le prince et moi,

de rudes attaques soutenir d'elle cette premi&re entrevue.

ll пе faut pourtant pas que cela vous 6tonne, cela пе pouvait pas

&tre autrement, car оп ddbitait publiquement que nos soldats tom-

baient et mouraient de faim pendant les marches, qu avant cela faisait

horreur, mais qu'ensuite l'habitude de voir des scenes aussi tragiques

avait rendu tout le monde assez indif6rent.

Vous pouvez ais6ment vous imaginer que des contes de cette па-

ture пе peuvent pas etre crus longtemps; il arrivait continuellement

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