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Le 15 nov. v. 8. 1802. St.-P6tersbourg.

Је те proposais de vous 6crire depuis longtems, mais l'id6e

de vous laisser arriver bon port premibrement, de vous

laisser reprendre tranquillement vos forces perdues par les

fatigues et du s6jour et du voyage, т'еп avait empech6. А

pr6sent que та vivacit6 т'а valu ипе lettre de koenigsberg,

је пе r6siste plus, et celle-ci arrivera quand elle pourra. Је

commencerai par vous dire d'abord que та femme а 6t6 trbs-

malade. Elle eut ипе toux la suite d'un refroidissement, qui

n'est plus aussi sbche qu'elle 6tait et а consid6rablement dimi-

паб; та fille se porte assez bien, de sorte que те voilh de

nouveau еп 6tat de parler d'afaires. Le reproche pabrnel que

vous те faites est ассотрадпб de tant de choses flatteuses que

је puis dire qu'il serait dificile de те louer d'une manibre qui

те nt autant de plaisir que votre r6primande. Pour vous rendre

compte de се qui а атепб le соир fourr6 dont votre frbre

vous а parl6, је dois commencer par vous rappeler que d'aprb

votre conseil j'ai propos6 l'Empereur de faire partir trois ои

quatre de nos meilleurs constructeurs dans les ports de Cronstadt

et de R6val, avec ordre d'examiner les vaisseaux et autres

batimens et d'en faire leur rapport аи comit6 d'organisation

de la marine. La proposition fut agr66e, et је fus .charg6 de

l'ex6cution. Је savais qu'i titre de докидчикъ j'6tais еп droit

d'dcrire аи пот de l'Empereur sur tout сс qui regarde Ие

comit6 mentionnd. Је savais qae dans le rbglement de Pierre-le-

Grand il est dit que tous• les paquets qui regardent Ла marine