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cette difference pres que l'entrepreneur lui-mEme devient alors son
ataman ои bien c'est son agent qui remplit cette fonction. Mais
ajoutons que ses rapports avec les autres tchoumaks пе diff&ent
que tres реи de сеих de l'ataman 61u. Les rapports entre les autres
tchoumaks restent naturellement les m6mes.
Сотте nous l'avons .mentionne plus haut, les artels des tchou-
maks sont de plus еп plus supplantes раг d'autres moyens de сот-
munication. N'ayant plus de raison d'6tre, ils vont cesser d'exister,
mais ils presentent ип tres grand interEt cause de leur antique
origine et encore parce qu•ils caracterisent l'esprit national des
Petits-Russiens.
Une forme d'artel поп moins ancienne nous est presentee par les
artels de pecheurs qui pratiquaient leur industriq аих „limans”
(lagunes) du Dni&pr et du Воид, puis encore аих bords de la mer
Noire et de la mer d'Azov. Ces artels etaient tr±s repandus aupara-
vant et presentaient des associations egalitaires, ayant leur tEte
ип ataman et ип „koukhar" ои cuisinier. А present les artels de
se rencontrent sous des formes mixtes: ainsi l'ataman est
le proprietaire des bateaux de рёсЬе, des fllets et d'autres атте-
ments, tandis que ses camarades пе possuent rien. Се patron сот-
mande l'artel et il repit la moiti€ des produits de la peche сотте
interet de son capital engage, tandis que l'autre moitie est divisee
еп parties egales entre les camarades. Les artels de pecheurs consti-
tuent de notre temps ипе forme• d'association ouvri&e qui va cesser
d'exister сотте les precedentes. lls cuent de plus еп plus la place
й des entreprises fondees sur l'initiative privee du capital. lls dispa•
raitront tres probablement la mani&e des artels de pecheurs et
de chasseurs qui operaient jadis sur le Dniepr.
D'autres anciennes formes d'artels пе sont pas encore mortes, mais
elles se sont transformees тёте еп conservant parfois leur physiono-
mie premi&e. Nous entendons par l'usage de „tolokak ои encore
de „pomotch“ (secours), qui existe chez les Grands-Russiens. 11
consiste еп се qu'aux jous de fetes les paysans se reunissent pour
accomplir quelque travail de culture de la terre c'est d'ordinaire la
recolte des bles ои du foin. Се travail se fait аи proflt de quelque
habitant du тете village et le plus souvent gratuitement les tra-
vailleurs sont remercies seulement par ип repas plus ои moins
copieux. П n'est pas rare de voir marcher la besogne ces travail-
leurs precedes d'une troupe de musiciens, dont les primitifs instru-
ments font entendre des airs plus ои moins gais а la grande joie des