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fort bien dit чие [е trident de Neptune est le sceptre du

monde. Се sceptre passera аих Anglais incontestable-

ment, si оп met ordre. Mais сотте il n'est pas

hnpossible d•obvier cet inconv6nient, quelque grand

qu•il soit, l'Imp6ratrice пе s'opposera pas virtuellement

аих projets de l'Angleterre, quelqu'ils soient. Elle les

favorise тёте рат tout се qu'elle fait prbsent. Mais

роит реи qu•on soit bquitable, оп doit se contenter de

се qu'elle fait. Quant moi personnellement, је suis

aussi convaincu que vous-m@me de l'utilit6 que nous

pourrions retirer de notre alliance avec cette puissance.

Је l'ai toujours d6sir6e et ј'у ai тёте travaill6 pr6-

sent, еп proposant d'envoyer les troupes qu'elle de-

mande. Le projet (Типе convention que j'ai dress6 6tait

tout r6dig6 dans cette vue. Mais l'lmp6ratrice пе l'a

pas aorC6, еп all6guant, et avec raison, que се serait

aventurer аи hasard 12 mille de ses sujets, et que quoi-

qu'elle пе ft1t pas tenue avoir les mOmes bgards роит

l'opinion de ses sujets que сеих que l'Angleterre doit

сене des siens. il пе lui Ctait pas indifT6rent de la

тбпадет, surtout lorsqu'elle п'аита rien роит justifler

le sacri6ce qu'elle aurait fait. П у а ип singulier mal-

heur attach6 аи projet d'alliance entre la Russie et

l'Angleterre. Jamais elle п'а ри parvenir maturit6,

malgr6 les dispositions parfaitement r6ciproques qu'on

у avait apport6es de part et d'autre. D'oil vient cela,

је vous prie? Plus оп examine cette question, et plus

оп s'assure que la faute еп est аих circonstances dans

lesquelles l'Angleterre у met quelque facilitC. Ces cir-

constances sont toujours celles ой le besoin est instant,

et pass6 cela, elle montre ипе indifT6rence qui nuit

се but. Rbcapitulez, је. vous prie. les 6poques (lans les—

quelles elle еп а fait la proposition, et vous vous соп-